1938, Los Angeles. À la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Cliff Secord, jeune passionné d’aviation, découvre une mini-fusée qui permet à son utilisateur de voler dans les airs. Il s’en sert pour devenir le Rocketeer, une sorte de super héros en guerre contre l’ennemi nazi…

Deux après le Batman de Tim Burton et neuf ans avant le X-Men de Bryan Singer qui allait vraiment lancer la mode des super-héros au cinéma, Joe Johnston (futur réalisateur de Captain America : First Avenger) faisait prendre son envol cinématographique à la bande dessinée de Dave Stevens, parue dans les années 80.
L’adaptation élégante et la reconstitution réussie du Hollywood des années 30 font de ce film d’aventure à l’ancienne un spectacle fort plaisant à suivre, même s’il ne révolutionne pas le genre.
Sans temps mort et doté d’effets spéciaux convaincants, Les aventures de Rocketeer n’oublie pas d’être drôle et doit beaucoup à son méchant, incarné avec jubilation par Timothy Dalton qui compose, pour l’occasion, une sorte d’Errol Flynn du pauvre. Quant à la beauté encore poupine de Jennifer Connelly, elle ne gâche rien, bien au contraire. Finalement, le seul raté de ces aventures fort recommandables est la carrière au cinéma de Billy Campbell (interprète de Rocketeer) qui, après ce film, n’a jamais réussi à voler bien haut.