
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
Vaste programme que ce résumé Allociné qui nous berce d’illusions sur ce que le nouveau long métrage des Toledano/Nakache aurait pu être. Malheureusement, en multipliant les points de vue, le film s’éparpille et rate, en partie, son objectif de restituer l’esprit d’une époque.
Au lieu de se focaliser sur les ressentis du jeune Vincent, parfaitement incarné par Simon Boublil, les deux cinéastes s’essoufflent à courir après tous les membres de sa famille dysfonctionnelle et donnent vite l’impression de survoler leur sujet tant tout paraît superficiel, voire par instant un peu anachronique. Il est d’autant plus difficile, dans ces conditions, de se passionner pour les tentatives d’émancipation de la mère de Vincent ou pour les affres de son père au chômage.
Finalement, Juste une illusion ressemble surtout à une comédie juke-box, un peu datée, qui se contente d’aligner les tubes d’une époque tout en surfant sur la nostalgie des jeunes (et des moins jeunes) pour l’époque des walkmans, des doudounes Chevignon ou des vidéoclubs. Bref, un vaste fourre-tout pas désagréable mais plutôt réservé aux amateurs de poudre aux yeux.
Tu l’as dans le pif la poudre on dirait 😄
C’est de la mauvaise, en tous cas. Impossible de planer avec ça. 😉
Merci pour ce retour très détaillé. Le projet a en tout cas le mérite de s’attaquer à une période charnière, souvent riche en potentiel narratif, entre bascule intime et apprentissages du monde adulte. On retrouve chez Nakache et Toledano cette volonté de mêler énergie collective et trajectoires individuelles, avec ce que cela implique comme pari d’équilibre.
Certaines réserves évoquées donnent envie de rester prudent sur la cohérence d’ensemble, mais le duo a déjà montré sa capacité à créer de l’émotion à partir de situations simples. Curieux de voir comment ce film parvient à articuler regard générationnel et chronique familiale. À découvrir, donc, sans a priori, pour se faire sa propre idée en salle 😉