
Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur au chômage, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin.
Pas de quoi « tout foutre en l’air », comme disait la chanson, devant Pour le plaisir qui n’a rien d’une toile de Jouy.
Pourtant, le film de Reem Kherici a de quoi titiller… l’esprit tout en nous instruisant, puisqu’il nous apprend qu’au moins 30 % des femmes n’ont jamais eu d’orgasme. Mais avec son esthétique de publicité pour gel douche et ses images surexposées, c’est d’abord la rétine qui en prend un coup.
Alexandra Lamy et François Cluzet ont beau être convaincants, difficile de faire naître le désir, et encore moins de vibrer, devant ce récit plus peine à jouir que rentre dedans. S’étirant mollement entre deux dialogues sagement égrillards et quelques gags un peu cucul, Pour le plaisir est surtout formaté pour les passages télé de première partie de soirée, lisse sitcom qui s’échine à ne choquer personne.
Sur un sujet similaire, Oh My God ! de Tanya Wexler (2011) était beaucoup plus drôle et cinématographiquement excitant.
Ici, pas sûr d’y revenir, même Pour le plaisir.