
Suite à un étrange événement cosmique, le quartier d’Oak Street se retrouve transporté en un lieu mystérieux. Les Platt, qui ne reconnaissent plus leur environnement familier, ne tardent pas à comprendre qu’il leur faut absolument rester unis s’ils ne veulent pas finir en plats William Saurien…
Hommage à Spielberg et à ses banlieues américaines des années 80 qui firent naître Rencontres du troisième type et E.T., le film de David Robert Mitchell transcende le substrat du maître par une propension à la dérision pop et ludique. Elle permet au spectateur de conscientiser que sous l’ironie mordante des blagues scatologiques ou sexuelles (entre dinosaures consentants) qui parsèment le film se cache la critique sociale et acérée d’une classe moyenne blanche sur le déclin.
Nan, je déconne…
Il n’y a vraiment pas de quoi se palucher devant le spectacle neuneu de l’ex-petit prodige David Robert Mitchell (It Follows), ni de quoi trouver des excuses à sa grosse bouse d’aventures jurassiques. La Fin d’Oak Street n’en finit pas de recycler tous les poncifs des films catastrophe à base de dinosaures. Des parents crétins en passe de divorcer, à leurs deux enfants demeurés qui n’en loupent pas une pour aller se faire croquer, sans oublier l’éternel chien qu’il faut absolument sauver avant la mémé, car les Ricains ont le sens des priorités.
Le film enchaîne donc, sans faiblir, les idées à la con (dans leur quartier infesté de monstres, les parents ne trouvent rien de mieux que de crier le nom de leur progéniture qui n’a rien de mieux à faire que d’aller récupérer le cabot qui s’est forcément barré) en tentant régulièrement de désamorcer ses idioties par un humour et un second degré pachydermiques.
Impossible, non plus, de s’attacher aux quatre personnages principaux tant leur niveau de réflexion est aussi plat que leur nom.
Après l’Odyssée, Anne Hathaway semble se spécialiser dans les rôles de pleureuses face à un Ewan McGregor privé de la Force depuis bien longtemps.
Seule nouveauté, sans doute destinée à plaire à quelques scientifiques égarés, les dinosaures troquent ici leurs écailles contre des plumes.
La Fin de Oak Street ? La fin des haricots, surtout !
Si ça avait été fait par Roland Emmerich, je crois que je serais allé le voir.
Bon….donc tu n’es pas en phase avec l’article du Monde qui, lui, donnait envie d’aller le voir.
Je te suis et j’attendrai la diffusion sur une plate-forme .
Franchement, je te rejoins totalement… J’ai vu le film hier et j’ai eu exactement cette impression de naufrage du début à la fin. 😅 J’ai beau avoir essayé de me laisser embarquer par son côté décalé, rien ne m’a vraiment accroché : ni l’histoire, ni les personnages, ni même les tentatives d’humour. Tout m’a paru tellement artificiel et poussif !
Et surtout, j’ai trouvé qu’il y avait un écart assez vertigineux entre les ambitions affichées et ce que le film raconte réellement. Mitchell aurait pu jouer avec les codes du genre, les détourner ou même les assumer franchement, mais j’ai surtout eu le sentiment d’assister à une succession de situations absurdes sans véritable plaisir de mise en scène derrière.
Bref, je suis rarement aussi catégorique après une séance, mais là… quelle déception ! Même les dinosaures n’ont pas réussi à me sauver de l’ennui. 😂 Ta conclusion sur « la fin des haricots » me paraît donc particulièrement bien trouvée !
Ouf ! Le début de ton article m’a fait peur. 😁
Quelle bouze ! Ewan McGregor est totalement transparent, si bien que j’ai applaudi au moment où son personnage se fait… 🍔🌭🌮😉
Je n’en peux plus de cette nostalgie pour les années 80 et les productions Spielberg. Ayant connu et apprécié cette époque, je pense que les jeunes générations méritent des films aussi divertissants mais parlant d’aujourd’hui.
Quant au réalisateur, après un premier film qui fit son petit effet à l’époque, il semble être devenu un exécutant comme tant d’autres dans cette industrie. Faut bien manger et payer les traites de sa villa.
Effectivement, tu n’y vas pas de main morte ! Je te rejoins sur les acteurs (je viens de voir la bande annonce), c’est vraiment dommage de voir Ewan Mc Gregor se montrer si peu impliqué. Quant à Anne Hathaway, je suis d’accord avec toi.
Pour te consoler, va voir « Une affaire turque », voilà un très bon film.