Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.

On attendait beaucoup d’Antonin Baudry après le formidable Le chant du loup et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne déçoit pas avec ce premier film qui suit le destin incertain de De Gaulle sur une période allant de 1940 à 1942.
Didactique, le film, qui s’arrange parfois avec certains faits historiques, offre une vision plutôt claire des débuts difficiles de la France libre et met en lumière les revers (peu connus du grand public) qu’a dû essuyer le Général pendant les premières années de guerre. Tandis qu’en sous texte, Antonin Baudry laisse entendre que la distinction entre un fou ou un héros ne tient souvent pas à grand-chose, juste à un peu de réussite ou de chance.
Ce recul, pour ne pas tomber dans la bête et tentante hagiographie, se note également par une volonté d’insérer dans le récit quelques moments bouffons plutôt réjouissants, comme les démêlés du Général avec des moustiques. Des choix scénaristiques surprenants mais qui s’avèrent plutôt payants.
On peut toutefois regretter que certains évènements historiques soient trop vite survolés et que les différents protagonistes soient souvent brossés à gros traits, comme des caricatures. Bénéficiant de gros moyens – pas toujours bien mis à profit d’ailleurs, comme dans cette reconstitution un peu fauchée de la bataille de Bir Hakeim – La bataille De Gaulle partie 1 doit aussi beaucoup à ses comédiens (Simon Abkarian en tête) ainsi qu’aux passionnantes rencontres entre De Gaulle et Churchill.
Efficacement mis en scène par Antonin Baudry, cet Âge de fer captive sans ennui, en dépit de sa durée, ce qui est déjà, en soi, un joli tour de force. Vivement la Partie 2 : J’écris ton nom.