
Lors de sa campagne électorale, un homme politique prend peur à l’annonce d’un tueur évadé qui en veut à sa personne. Il engage un sosie, acteur raté qui n’est autre que son cousin, pour le remplacer.
« Fils d’ouvrier, petit fils d’ouvrier, ouvrier moi-même », cette formule restée dans les mémoires et dénonçant l’hypocrisie des discours de certains hommes politiques est sans doute une des seules choses qui marque encore dans cette comédie satirique poussive et pleine de poncifs écrite par Jean Poiret. Quelle tristesse de voir Michel Serrault en faire des tonnes dans un double rôle et s’échiner à incarner deux personnages aussi antipathiques l’un que l’autre. Quant au tandem Poiret Serrault on l’a connu plus inspiré que par cette histoire de sosie en politique, un thème pourtant classique au cinéma : du Dictateur de Charlie Chaplin à Second tour d’Albert Dupontel.
Moins réussi que Le viager, ce troisième film de Pierre Tchernia est la preuve que, comme les idées politiques, l’humour ne vieillit pas toujours bien et qu’un casting, aussi alléchant soit-il, ne suffit pas forcément à emporter l’adhésion.
Un sujet pourtant passionnant et tellement d’actualité. Tu me donnes quand envie de le revoir. Et de voir le Dupontel par-dessus le marché.
Tu peux te passer de l’un et de l’autre. 😀