
Lors de sa campagne électorale, un homme politique prend peur à l’annonce d’un tueur évadé qui en veut à sa personne. Il engage un sosie, acteur raté qui n’est autre que son cousin, pour le remplacer.
« Fils d’ouvrier, petit fils d’ouvrier, ouvrier moi-même », cette formule restée dans les mémoires et dénonçant l’hypocrisie des discours de certains hommes politiques est sans doute une des seules choses qui marque encore dans cette comédie satirique poussive et pleine de poncifs écrite par Jean Poiret. Quelle tristesse de voir Michel Serrault en faire des tonnes dans un double rôle et s’échiner à incarner deux personnages aussi antipathiques l’un que l’autre. Quant au tandem Poiret Serrault on l’a connu plus inspiré que par cette histoire de sosie en politique, un thème pourtant classique au cinéma : du Dictateur de Charlie Chaplin à Second tour d’Albert Dupontel.
Moins réussi que Le viager, ce troisième film de Pierre Tchernia est la preuve que, comme les idées politiques, l’humour ne vieillit pas toujours bien et qu’un casting, aussi alléchant soit-il, ne suffit pas forcément à emporter l’adhésion.
Un sujet pourtant passionnant et tellement d’actualité. Tu me donnes quand envie de le revoir. Et de voir le Dupontel par-dessus le marché.
Tu peux te passer de l’un et de l’autre. 😀
Dans le genre, « Président d’un jour », que j’aime bien, a l’air beaucoup plus intéressant (avec Kevin Kline et Sigourney Weaver).
Je n’en ai pas gardé non plus un mémorable souvenir. A revoir… ou pas ? 😉
Salut Marcorèle ! Je t’avoue avoir vu ce film il y a bien longtemps, mais je n’en gardais absolument aucun souvenir… et à lire ta chronique, je comprends pourquoi mon cerveau a préféré faire table rase ! C’est vrai que la fameuse tirade sur le « fils d’ouvrier » a traversé les décennies, mais c’est bien dommage de constater que le reste de la satire de Jean Poiret a pris un tel coup de vieux. Voir Michel Serrault surjouer dans deux rôles antipathiques et le duo avec Poiret patiner sur un thème pourtant si riche (de Chaplin à Dupontel) confirme qu’un casting en or ne suffit pas à réitérer la réussite du Viager. Merci pour cette piqûre de rappel sans concession, au moins je sais que je n’ai rien à regretter ! À très vite sur ton blog.
Oui, mieux vaut parfois rester sur ses bons souvenirs… 😉