
Deux ans après avoir combattu le Bouffon Vert, Spider-Man, nouveau justicier new-yorkais tourmenté par son lourd secret, poursuit sa lutte contre le crime. Cette fois, l’homme-araignée est opposé à un redoutable ennemi : le docteur Octopus.
Suite directe de Spider-Man, Spider-Man 2 reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus en les approfondissant. Fidèle à l’esprit des bandes dessinées de Steve Ditko et de Stan Lee, Sam Raimi fait le choix gagnant de privilégier l’humain et de surtout s’intéresser aux affres de Peter Parker, jeune super-héros tourmenté en proie à des dilemmes moraux, amicaux, familiaux et amoureux. Des questionnements que le cinéaste traite sur un pied d’égalité avec les exploits de son personnage principal toujours remarquablement mis en scène, comme cet affrontement spectaculaire sur et dans un métro aérien en marche.
Tobey Maguire est toujours très juste en grand adolescent timide qui n’arrive pas à devenir adulte, ni à avouer son amour à Mary Jane Watson. Peter et Mary Jane finiront-ils ensemble ? C’est l’une des grandes questions que développe ce film, non sans humour. Tétanisé par cet amour qu’il n’arrive pas à déclarer, Peter Parker devient symboliquement impuissant et n’arrive plus à balancer sa toile à tout-va.
Face à lui, c’est au tour d’un autre grand ennemi du Tisseur de faire son entrée : le docteur Octopus. Après Willem Dafoe en bouffon vert, Alfred Molina campe impeccablement ce nouvel antagoniste en évitant tout manichéisme facile. Ambigu à souhaits, son personnage est en proie à des choix tout aussi cornéliens que ceux de Peter Parker et parvient à rester sympathique en dépit de ses sombres agissements.
Rempli de références, notamment à la chanson du dessin animé Spider-Man diffusé en France en 1977, Spider-Man 2 fait également de nombreux clins d’œil aux deux Evil Dead de Sam Raimi. Bruce Campbell fait une nouvelle brève apparition en ouvreur de théâtre et la scène de la salle d’opération – où les tentacules du Docteur Octopus prennent vie (en vue subjective) et attaquent un des médecins qui se défend avec une petite tronçonneuse – est un évident hommage.
Avec Spider-Man, Iron Man et Logan, Spider-Man 2 est l’une des meilleures adaptations super-héroïque au cinéma et le meilleur des films réalisés sur l’homme-araignée. Un classique dans son genre. Laissez-vous prendre dans sa toile !
Il y a même une scène très drôle sur l’air de « Raindrops keep falling on my head ». 😆🕸️
Je le recommande aussi chez moi. Pas encore vu le nouveau. J’aime bien aussi Tom Holland sous le costume.
Je n’ai pas vu, non plus, le nouveau film. J’espère que Spider-Man va revenir aux basiques, débarrassé de la technologie Stark qui dévoyait ses aventures en un simple show pyrotechnique. 😉
On est bien là dans les sommets des films de super-héros, famille Marvel.
J’ai tenté le nouveau chapitre Brand New Day. Ce n’est plus pour moi. Marvel s’adresse à un public plus jeune, rajeunissant certains personnages très connus de cet univers et tellement mieux incarnés précédemment. Ça et les univers parallèles, on finit par s’y perdre. La logique industrielle de ces franchises tue tout élément dramatique. Et donc c’est l’émotion qui en fait les frais. 🕸️