Elliot, un jeune homme naïf en « quéquête » de sens, décroche le poste de ses rêves auprès d’Erika Tracy, artiste provocatrice et figure incontournable de la scène artistique. Lorsqu’elle décide de faire de lui sa « muse sexuelle », ses fantasmes les plus audacieux semblent devenir réalité. Mais cette relation l’entraîne bientôt dans un univers trouble où se mêlent désir, obsession, pouvoir, manipulation et trahison…

Ceux qui espéraient entendre la voix de George Michael et sa fameuse chanson pour illustrer musicalement ce divertissement polisson devront se la mettre derrière l’oreille. Les autres aussi, d’ailleurs.
Le film démarre pourtant bien, en critiquant, tous azimuts, les fumisteries de l’art contemporain (où le baratin autour d’une œuvre est plus important que l’œuvre elle-même) et la pauvreté sexuelle d’une jeune génération préférant le joystick ou la main pour prendre son pied plutôt que de chercher à s’envoyer en l’air.
Olivia Wilde, en maîtresse qui multiplie les tenues moulantes et affriolantes, et Cooper Hoffman, en soumis qui multiplie les tenues grotesques, paient de leur personne avec beaucoup d’humour et donnent une certaine vigueur à leur liaison torride, parfois pimentée d’effets en dessins animés.

Dommage que Gregg se fasse progressivement Araki-ri, comme contaminé par son sujet.
Lentement, il rentre, lui aussi, dans le rang, troquant peu à peu l’aspect subversif de son film contre une débandante histoire de trahison. La sauce qu’il avait si bien montée finit alors par retomber jusqu’à une conclusion bien sage qui ne rend pas justice aux préliminaires un peu lestes.
Pour le film osé de l’été, vous repasserez.