
Alors qu’il roule sur une autoroute déserte en direction de la Californie, Jim Halsey prend en auto-stop un dénommé John Ryder, un personnage étrange et inquiétant. Jim comprend rapidement qu’il a affaire à un tueur psychopathe. Alors qu’il parvient à s’en débarrasser, une course-poursuite commence entre Ryder et sa proie, qui endosse, malgré elle, les meurtres de son poursuivant…
Si beaucoup de films d’action des années 80 ont mal vieilli, The Hitcher continue de bien tenir la route malgré les années. Il faut dire que la photographie de John Seale, qui magnifie les paysages désertiques, est sublime et que la mise en scène toute en suggestions de Robert Harmon s’avère diablement efficace et compense largement les faibles moyens de cette maligne série B.
Formidable, également, est la prestation terrifiante de Rutger Hauer qui transforme son tueur auto-stoppeur en un être profondément maléfique, increvable et omniscient. Une composition qui éclipse totalement le jeu un peu falot de C. Thomas Howell mais renforce, paradoxalement, l’antagonisme entre leurs personnages.
Si Steven Spielberg avait fait craindre les joies de la baignade après ses Dents de la mer, Robert Harmon transformera durablement un moyen de voyager plutôt cool en une source de danger potentiel tout en donnant l’envie de lever le pouce à tous les amateurs de thrillers haletants.
Le film qui devrait nous faire préférer les mobilités douces. 😁
Spielberg avait déjà évoqué les dangers des routes de campagne… avec « Duel ». 🎬
C’est vrai. 😉
Ne pas monter en voiture avec un inconnu (surtout si c’est Rutger Hauer), ne pas descendre dans la cave d’une maison sans électricité… La base 😉!
Là, c’est l’inverse. Il ne faut pas faire monter Rutger Hauer dans sa voiture. 😉
Belle piqûre de rappel pour ce cauchemar sur bitume qui, quarante ans plus tard, n’a effectivement rien perdu de son venin. Ton parallèle avec l’effet dissuasif des Dents de la mer sur les baignades est particulièrement bien trouvé !
Je te rejoins à 100 % sur l’essentiel : la photographie aride de John Seale sublime ce désert texan en piège ouvert, la mise en scène au cordeau de Robert Harmon tire une force inouïe de la suggestion, et Rutger Hauer livre une composition monumentale, quasi mythologique dans sa cruauté. Tu as d’ailleurs bien raison de noter à quel point son magnétisme écrase le pauvre C. Thomas Howell, même si ce déséquilibre nourrit paradoxalement cette traque sadique.
Je suis navrée d’apprendre que j’ai seulement vu le remake de ce film, avec cette brave Sophia Bush et Sean-Boromir-Ned-Stark-Bean dans le rôle du tueur (improbable, je sais).
Un oubli à combler alors ? 😉