Alors qu’elle fête son 23e anniversaire, Kara Zor-El, cousine de Clark Kent alias Superman, voyage à travers la galaxie avec son chien Krypto. Lors de son périple, elle fait la rencontre de Ruthye Marye Knoll, une jeune fille voulant se venger de Krem qui a tué son père.

Après un Superman bancal, sorti l’été dernier, où James Gunn ne parvenait pas à retrouver l’équilibre entre humour et action qui faisait le charme de ses Gardiens de la galaxie, c’est au tour de Supergirl de se voir adapter sur grand écran. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les aventures de la super-héroïne ne volent pas bien haut, non plus.
Revenue de tout après la mort de sa famille, la jeune Kara semble n’avoir que deux passions : l’alcool et son chien. Alors, quand un méchant demeuré touche aux poils soyeux de ce dernier, elle voit rouge et se transforme en John Wickette super-héroïque et super énervée. Elle en profitera pour aider, au passage, une adolescente rebelle et revancharde dans laquelle elle va se reconnaître et qui va l’aider à réfléchir au fait que quand on a de grand pouvoir on a aussi de grandes responsabilités. Bref, rien de bien neuf sous les soleils jaune ou vert du monde des super-héros.
Les antagonistes, débiles à souhaits, n’arrangent rien.
Qu’est venu faire Matthias Schoenaerts dans cette galère ? Et pourquoi avoir accepté de jouer Krem, un méchant complètement crétin qui, vu sa tronche mouchetée d’acier, semble avoir déminé un champ de clous. Un personnage caricatural qui n’est pas près de faire partie de la Krem des super-vilains.
Quant à Jason Momoa, après le personnage d’Aquaman, il a encore dit « si » au DC en acceptant de rempiler dans le rôle de Lobo(tomisé), super anti-héros lourdingue qui fume autant de cigares que d’ennemis.
Le tout est fort mal mis en scène par un Craig Gillespie qui, après Moi, Tonya, passe sans remord du patinage artistique au ratissage artistique.
Lassante, bruyante et très formatée, cette nouvelle adaptation cinématographique de Supergirl réussit l’exploit de faire regretter le sympathique, mais pas extraordinaire, film de Jeannot Szwarc, sorti en 1984, avec Helen Slater dans le rôle titre et Faye Dunaway. Super !