
Un agent secret va tenter de reconquérir sa femme qui ignore tout de ses activités secrètes et le trouve bien fade en Monsieur-tout-le-monde…
Si nombre de films d’action américains des années 80/90 ont mal passé le cap des années 2000, le film de James Cameron peut s’enorgueillir de ne pas avoir pris une ride. N’ayant pas obtenu les droits pour tourner un James Bond, le cinéaste adapte une comédie d’espionnage française de Claude Zidi, La totale ! (1991), à laquelle il donne un véritable coup de fouet. Que ce soit en termes d’action ou d’humour, Cameron fait, certes, dans la surenchère, mais il le fait avec style et un art consommé de la mise en scène qui en inspireront plus d’un. La course-poursuite où Arnold Schwarzenegger utilise un cheval en pleine ville a certainement dû influencer Chad Stahelski pour une des scènes de son John Wick Parabellum. Quant à l’idée du combat dans les toilettes, elle semble avoir été reprise par le prè-générique du James Bond (on y revient) Casino Royale avec Daniel Craig ou par Mission Impossible : Fallout avec Tom Cruise.
Épaulé par le jeu pince sans rire de son acteur principal, le cinéaste apporte à son film un tempo comique jamais pris en défaut qui fait d’ailleurs regretter que Cameron n’ait pas réalisé d’autres comédies que celle-ci.
La distribution impeccable (on se souviendra longtemps du strip-tease éroticomique de Jamie Lee Curtis) finit de rehausser les nombreuses qualités de ce film d’action que l’on peut désormais considérer comme un classique.
Franchement, tu mets le doigt sur ce qui fait toute la force de True Lies : ce mélange ultra maîtrisé entre comédie et action pure. James Cameron joue la surenchère, mais avec une précision chirurgicale qui manque à beaucoup de blockbusters actuels.
J’avais aussi été marqué à l’époque, et avec le recul, certaines scènes restent incroyablement modernes. La poursuite à cheval en pleine ville ou le final avec le Harrier, c’est du grand spectacle pensé comme une chorégraphie, pas juste du bruit.
Et oui, difficile de ne pas voir l’ombre du film dans des séquences de Casino Royale ou Mission: Impossible – Fallout. Cameron anticipe clairement une grammaire de l’action qui va exploser 10-15 ans plus tard.
Mention spéciale aussi à Jamie Lee Curtis, parfaite dans ce registre borderline entre humour et sensualité, sans jamais tomber dans le ridicule.
Un vrai classique des années 90, comme on en fait (presque) plus
Nous sommes sur la même longueur d’onde. 😉
Il serait temps que je le voie du coup. 🙄
En effet, un manque à combler sans tarder. 😉
Un excellent divertissement à base d’action et d’humour. Adapté d’un film… français, comme tu le rappelles. 🎥
Je voulais acheter le film, mais les retours sur la récente restauration à base d’IA opérée par Cameron m’en ont dissuadé. 🙁
Ah, je n’étais pas au courant pour cette restauration…
Même chose avec ses deux « Terminator ». J’ai pu revoir en salle, il y a un ou deux ans, le premier film et le grain de pellicule avait été totalement effacé, tandis que les couleurs étaient boostées ! ‘Terminator 2’ a été diffusé lui en 3D, mais le choc esthétique était moins violent car Cameron était passé d’un budget de série B à celui d’un blockbuster. La nature de ce second film n’était donc pas trop dénaturée, mais j’ai aussi pu lire de sévères critiques lors de la sortie de ‘Terminator 2’ en 4KUHD à cause de cette restauration trop poussée. Des films tournés dans les années 80 ou 90 se retrouvent du coup avec une esthétique des années 2020 !
J’ai revu Terminator 2 il y a moins d’un an au cinéma. Je n’ai rien remarqué… 😬😂
Il y a longtemps que je l’ai vu mais je l’avais aimé ce film. Merci Marcorèle.
Jamais vu. Je m’y colle bientôt, grâce à ta belle critique ! Merci beaucoup
Tu me donneras ton avis ? 😉
Je viens de voir le film, excellent. Quelle bonne idée d’avoir mis ensemble Jamie Lee Curtis et notre cher Arnold. Merci beaucoup pour la recommandation !
Merci pour ton commentaire et content que ma recommandation t’ait plu. 😉