
Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.
Passé maître dans le drame social, le cinéma anglais prouve une nouvelle fois, avec Plus fort que moi, sa capacité à s’emparer d’un sujet de société (ici, un handicap méconnu et plutôt tu, même s’il fait du raffut) sans misérabilisme et avec une bonne dose d’humour.
Si le film met du temps à se mettre en place, le cinéaste présentant longuement les premiers symptômes de la maladie ainsi que ses effets dans le cercle familial et l’entourage du personnage principal, il prend rapidement son rythme de croisière dès qu’entre en scène Robert Arayamo. L’acteur, qui porte entièrement le film sur ses épaules, en impose grâce à sa présence singulière et à ses jurons incontrôlés. Dommage que les personnages secondaires soient si peu développés (à l’exception de la « mère d’adoption » de John ou encore de son collègue) et que la mise en scène se contente d’être illustrative.
Drôle et émouvant, le film de Kirk Jones s’avère, tout de même, très efficace et mille fois plus inspiré que l’impersonnel titre français qui ressemble à un sabotage en règle. Le titre anglais : I Swear (Je jure) était beaucoup plus représentatif du sujet du film, bordel de merde.
Tu as raison, c’est l’endroit ou jamais de lâcher les jurons contre les titres français idiots. Saperlipopette ! 😁
Parfaitement. C’est vrai, quoi. Merdeuh ! 😉
Très beau drame social britannique qui confirme le savoir-faire du cinéma anglais pour aborder des sujets sensibles sans tomber dans le pathos. Plus fort que moi prend le temps d’installer son personnage principal et de montrer, avec justesse, les répercussions du syndrome de Gilles de la Tourette dans son entourage.
La mise en place est parfois un peu longue, mais le film trouve rapidement son rythme dès l’arrivée de Robert Arayamo, impressionnant dans un rôle à la fois intense et nuancé. Il porte littéralement le récit.
On peut toutefois regretter que certains personnages secondaires restent esquissés et que la mise en scène privilégie parfois l’efficacité au style. Malgré cela, l’ensemble fonctionne très bien, avec un équilibre réussi entre humour et émotion.
Un film efficace, touchant, et globalement très juste dans son approche du sujet.
On dirait un remake de ma critique. 🤔
Je comprends la remarque 🙂 Il est vrai que sur ce type de film, certains constats se recoupent forcément, surtout quand la structure narrative et les forces/faiblesses sont assez évidentes (mise en place un peu longue, performance de l’acteur principal, équilibre humour/émotion, etc.).
Mon commentaire reste toutefois une appréciation personnelle du film dans son ensemble, avec ma propre hiérarchie des éléments marquants. L’intention n’était évidemment pas de reformuler une critique existante, mais de partager un ressenti de spectateur, ce qui explique sans doute les points de convergence.
Quoi qu’il en soit, merci pour ta critique ! 👍