Affiche du film Mission Impossible Fallout
Suite à une mission ratée, Ethan Hunt et son équipe doivent stopper une organisation terroriste qui s’apprête à faire exploser des bombes nucléaires dans des points stratégiques du globe, tout en débusquant une taupe au sein des services secrets américains.
Très distrayant, Mission Impossible : Fallout est certainement l’un des trois meilleurs films de la saga même si Christopher McQuarrie ne parvient pas à renouveler l’exploit de l’excellent Mission Impossible : Rogue Nation.
Comme d’habitude, les scènes d’action (dont une ébouriffante course poursuite à moto dans Paris) s’enchaînent sans temps mort et avec un minimum d’effets spéciaux pour bien mettre en avant les indéniables qualités athlétiques de Tom Cruise. Mais, tout occupé à régler les périlleuses cascades de son acteur principal, le cinéaste en oublie de soigner ses ambiances ainsi que son récit qui rend, cette fois, trop prévisible les manipulations et coups de théâtre qui faisaient le sel de son précédent film. Pire, il relègue à nouveau au second plan le reste de l’équipe qu’il était parvenu à mettre en avant dans Rogue Nation. Après avoir été l’égale de Cruise, Rebecca Ferguson rentre cette fois dans le rang, tandis que les présences de Ving Rhames et d’Alec Baldwin sont anecdotiques. Quant à Simon Pegg, fatigué, il peine à faire sourire.
Pour autant, la présence physique d’Henry Cavill, le retour trop bref de Michelle Monaghan et le rythme effréné du récit font de ce film un bon divertissement, aussi estival que superficiel.
Mission à demi remplie.