Affiche du film Casino Royale
Récemment promu 00, James Bond affronte Le Chiffre, l’impitoyable comptable d’une mystérieuse et puissante organisation criminelle.

21e aventure de James Bond et premier permis de tuer pour Daniel Craig.

Après que Jason Bourne et La mémoire dans la peau aient donné, en 2002, un coup de vieux à toutes les aventures de James Bond, ordre a dû être donné à Martin Campbell, qui avait si bien lancé les débuts de Pierce Brosnan dans Goldeneye, de dépoussiérer le personnage de Bond (noyé sous des gadgets qui finissaient par lui faire de l’ombre) tout en lui redonnant du sang neuf grâce à la venue d’une nouvelle recrue dans le rôle principal : Daniel Craig.
Le réalisateur reprend tout de 00 en adaptant le premier roman de Ian Fleming, Casino Royale, qui n’avait jamais été adapté au cinéma par les Broccoli. Ce faisant, c’est à une sorte de parcours initiatique que Campbell nous convie en nous faisant découvrir les origines du célèbre espion 007 auquel l’arrivée de Craig, bourrin à souhaits, apporte un peu de réalisme et une indéniable noirceur, parachevant ce que Timothy Dalton avait cherché à faire avec Bond dans Permis de tuer. L’arrivée d’Eva Green, dans la seconde partie du film, apporte à l’intrigue une intéressante ambiguïté et donne une surprenante tournure romantique aux aventures de cet espion pas aussi monolithique et arrogant qu’il aimerait le laisser croire.
Une réussite.

C’est Bond !

– Un pré-générique en noir et blanc à la manière des vieux films noirs où James Bond révèle ses talents de combattant rugueux et hargneux.
– Un superbe générique animé sur le thème du jeu de cartes emballé par une chanson très Bondienne interprétée par Chris Cornell.
– Une course-poursuite très spectaculaire à Madagascar entre James Bond et une sorte de Yamakasi.
– Les rapports presque maternels entre Bond et M incarné pour la première fois par une femme, l’excellente Judi Dench.
– Caterina Murino, James Bond girl sexy en diable.
– Une course-poursuite explosive sur le tarmac d’un aéroport.
– L’introduction progressive de tous les éléments et personnages qui composent l’univers de Bond. L’Aston Martin avec des gadgets crédibles, La création de son cocktail préféré, la première rencontre avec l’agent de la CIA Felix Leiter.
– Eva Green parfaite en James Bond girl indépendante et tourmentée.
– Une partie de poker bien menée.
– Un Bond amoureux et vulnérable, pour la première et dernière (?) fois. En hommage à Au service secret de sa majesté ?
– Le combat hargneux entre Bond et un violent dictateur africain dans un escalier de service.
– La torture à la chaise percée.
– L’affrontement final dans une maison vénitienne en train de s’effondrer.
– La fameuse phrase de présentation de Bond gardée pour la fin comme pour bien marquer que le personnage a enfin totalement endossé son costume d’espion.

C’est pas Bond !

– Le sauvetage improbable de Bond par Vesper qui sait tout de suite faire fonctionner le défibrillateur.
– Quelques placements de produits bien lourds.
– La précieuse valise qui tombe dans la lagune de Venise et que le méchant récupère, on ne sait trop comment, sans que son costume ne soit trempé.

Permis de tuer

Amplement mérité pour ce James Bond qui est, à ce jour, n’en déplaise aux fans de Sean Connery, le meilleur opus de la série.