Affiche du film Last Knights
Pour avoir refusé de se soumettre au racket imposé par l’un des plus influents ministres de l’Empereur, Bartok, un seigneur de guerre intègre obéissant aux anciens codes de l’honneur chevaleresque, est condamné à mort. Son royaume est aussitôt démantelé et sa troupe de chevaliers d’élite, menée par le loyal commandant Raiden, dissoute.
Inquiet pour sa sécurité, le ministre ordonne de surveiller les agissements du commandant qui, peu à peu, sombre dans l’alcool…
Inspirée d’une légende japonaise – et déjà victime d’une adaptation ratée façon jeu vidéo : 47 Ronin avec Keanu Reeves – cette nouvelle transposition de la vendetta d’un groupe de guerriers se déroule cette fois dans un improbable moyen-âge où se côtoient différentes ethnies. Étrange salmigondis médiéval qui ne s’avère ni crédible, ni passionnant malgré les présences de Clive Owen et Morgan Freeman qui se contentent, hélas, du minimum syndical. Sans doute pour être en règle, eux aussi, avec leurs impôts.
Le réalisateur du gloubi-boulga visuel Casshern a beau tenter de nous éblouir avec ses effets visuels, rien n’y fait. Paysages, châteaux, costumes : tout paraît complètement anachronique.
Les combats, qui se voudraient épiques, ne valent guère mieux. Filmés avec lourdeur et montés à l’excès, ils tentent une ridicule synthèse entre le film de cape et d’épée et le film de sabre sans jamais parvenir à trouver le bon dosage.
Aussi sérieux et dénué d’humour que son héros, Last Knights devrait logiquement lancer sa dernière charge directement en vidéo sans passer par le grand écran.
Un destin mérité pour ce seppuku cinématographique et artistique.

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