Désabusé par tous ces gamins qui ne veulent plus que du fric ou des jeux vidéo pour les fêtes de fin d’année, le Père Noël en a gros sur la bûche.
Aussi, lorsqu’il est involontairement mêlé à une prise d’otage et se retrouve la cible d’une bande de mercenaires surarmés, forcément il a les boules et voit rouge… sang.

Marre des mièvreries de Noël et des écœurantes Feel gooderie (comme on dit quand on ne sait pas trop ce qu’on a vu…) qui polluent nos écrans de leur bonheur factice censé « faire plaiz » par une accumulation de complaisances niaises ?
Violent Night est votre cadeau de Noël.
Amateur de contes humoristiques et grinçants (Dead Snow 1 et 2, Hansel et Gretel), Tommy Wirkola convoque avec bonheur dans sa hotte à malice Piège de cristal et 58 minutes pour vivre qu’il assaisonne d’une réjouissante relecture trash et régressive de Maman, j’ai raté l’avion afin de mieux détourner les codes du fameux « esprit de Noël ».
Entre deux bastons bien rugueuses, ponctuées de répliques qui tuent, le cinéaste en profite pour régler intelligemment ses comptes avec le consumérisme de Noël et la faux-culterie de certaines réunions de famille.

Dans le registre du père Noël mal embouché, David Harbour rejoint les compositions alcoolisées, mais de haute volée, de Gérard Jugnot (Le père Noël est une ordure) et de Billy Bob Thornton (Bad Santa), sans crainte de se faire enguirlander.
Aussi, n’hésitez pas à venir cheminer en sa compagnie. Surtout si, comme son personnage, vous en avez ras le cul, le fion ou l’anus (pour les plus timorés) de cette barbante magie de Noël.