Alors qu’il avait fui son père, chef de la redoutable organisation des Dix anneaux, Shang-Chi se voit contraint de renouer avec son passé et d’y faire face grâce à ses talents exceptionnels dans les arts martiaux.

Après l’impressionnant final que constituait Avengers : Endgame, allait-on être déphasé avec ce second film de la phase 4 de l’univers cinématographique Marvel ? La réponse est, fort heureusement, non. Avec ce nouveau super-héros, le premier d’origine asiatique, Shang-Chi et la légende des dix anneaux ne s’encombre pas trop de références aux précédents films et peut se suivre indépendamment du reste. Selon une recette bien établie maintenant, l’histoire ne manque ni d’humour ni de personnages attachants. Ce qui change un peu, ici, ce sont les scènes d’action. Toujours aussi rondement menées, notamment un ébouriffant combat dans un bus, elles s’avèrent trop numériques et brouillonnes dans leur mise en forme. Sauf lorsque le passé est évoqué. Là, les combats se parent d’une certaine grâce poétique, façon Tigre et dragon, dont on regrette qu’ils n’aient pas servis de modèle à l’ensemble des affrontements qui ponctuent le film. Les présences de Tony Leung et de Michelle Yeoh n’y sont, sans doute, pas pour rien. Elles permettent de contrebalancer le maigre charisme de Simu Liu dans le rôle principal, acteur visiblement plus à l’aise dans l’action que dans la comédie. Loin d’être sans défaut, Shang-Chi relance honorablement la machine à divertir Marvel en attendant l’arrivée des Éternels.