Affiche du film Le flingueur
Il flingue à tout va mais uniquement sur contrat.
Il flingue en toute discrétion.
Il flingue les méchants de tous bords.
Il flingue même, sans remord, son mentor.
Il flingue tout, sauf les poncifs.
Il vit seul dans une belle maison perdue au cœur des bayous.
Il entretient avec une brunette, qui adore son gros flingue et lui fait la cuisine pendant qu’il regarde du sport à la télé, une liaison généreusement tarifée.
Il est cultivé et se repasse en boucle le même morceau de musique classique. Non sans avoir méticuleusement astiqué son 33 tours à l’aide d’une chiffonnette. Oui, le flingueur est aussi un peu vieille école !
Il est manuel et retape à ses heures perdues, en maillot de corps et à l’ombre de son appentis, une vieille voiture de sport avant de s’essuyer les mains, d’un air harassé, dans un torchon blanc. (Drôle d’idée que d’avoir une voiture dans un endroit où l’on n’accède que par bateau ! Mais bon, c’est le flingueur…)
Il est humain et recherche un peu de chaleur virile en tentant de former aux finesses de son métier un abruti congénital qui n’est autre que le fils de son meilleur ami… qu’il vient de flinguer. C’est que le flingueur a aussi le sens de la famille.
Pour jouer un tueur aussi admirable et faire oublier la prestation de Charles Bronson, il fallait un vrai flingueur. Jason Statham en est un qui, à quelques exceptions près, a flingué tous les films dans lesquels il est apparu. C’est donc sans surprise (et sans sourciller) qu’il exécute ce remake inspiré d’un film oubliable de 1972 réalisé par Michael Winner.
Heureusement, comme son prédécesseur, Simon West – en grand professionnel – ne devrait laisser aucune trace de son méfait dans la mémoire des cinéphiles.
Dans leur genre, certains réalisateurs sont aussi de véritables flingueurs.

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