La réunion de John Frankenheimer et de Michael Caine sur une intrigue tirée d’un roman de Robert Ludlum (auteur de La mémoire dans la peau) avait de quoi susciter l’intérêt.
Hélas, le film ne tient à aucun moment ses promesses. On ne croit pas un seul instant au pacte et à cet héritage volé au troisième Reich. Pas plus qu’au mouvement néonazi qui essaye de le récupérer. Michael Caine, pourtant si charismatique dans des films comme La loi du milieu ou L’homme qui voulut être roi, semble errer dans le film comme une âme en peine. Il faut dire que son personnage d’architecte faisant soudain le coup de poing est lui aussi très peu crédible.
Et n’espérez pas vous rattraper sur les scènes d’action. Elles sont d’une telle mollesse qu’elles plongent le spectateur le mieux disposé dans une intense torpeur que vient, par moment, perturber l’infâme partition, très années 80, qui accompagne le film.
Bref, Le pacte Holcroft est un vrai ratage… sur toute la ligne.

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