Affiche du film Astérix et les indiens
Afin de priver le village des irréductibles Gaulois de sa fameuse potion magique, César fait enlever le druide Panoramix pour le catapulter « au-delà du bout du monde ».
Astérix et Obélix se lancent à la poursuite des ravisseurs dans un périple animé qui leur fera découvrir un continent inconnu où vivent des Glou-glous et d’étranges guerriers emplumés.
Septième transposition en dessin animé des aventures d’Astérix et Obélix, Astérix et les Indiens est le premier produit par nos cousins Germains. Et le moins que l’on puisse dire, mein Göt, c’est que c’est loin d’être le plus réussi. La qualité et l’inventivité de l’animation des trois derniers opus (Astérix et la surprise de César, Astérix chez les Bretons et Le coup du menhir) a laissé place à un dessin de synthèse aseptisé, proche des productions télé bas de gamme destinées aux enfants. Quant à la musique de Vladimir Cosma, elle a été remplacée par les piteuses compositions au synthétiseur d’un Harold Faltermeyer que l’on a connu plus inspiré (Le flic de Beverly Hills) et par les chansons guimauves interprétées par Zouk Machine.
Surtout, le récit, adapté de l’album La grande traversée, peine à démarrer et met la moitié du film à aborder les côtes, plus réjouissantes, du Nouveau monde où l’action s’emballe un peu…
A l’époque, le film avait marqué les esprits par ses plans en image de synthèse (notamment lors de la séquence de la tempête en mer). Aujourd’hui, seuls quelques gags sympas retiennent l’attention comme cette machine à lancer les lions carnivores ou cet ours chevauchant un Obélix ayant forcé sur la fumette.
A noter une curiosité de taille dans un film pour enfants : l’apparition subliminale (voir photo) de la zigounettus d’un cul de jatte qui s’enfuit à toutes jambes.
Une image « osée » noyée dans un océan de fadeur. Vraiment pas de quoi faire un banquet, par Toutatis !

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