Angela et Joe forment un couple à bout de souffle. Aussi, lorsqu’Angela invite leurs nouveaux voisins du dessus à dîner sans en avertir son conjoint, la soirée vire rapidement au grand déballage et fait voler en éclats toutes leurs certitudes.

Après l’Italie, la Suisse, la France (Et plus si affinités) et la Corée du Sud, L’invitation est la cinquième adaptation du film espagnol Sentimental (2021), c’est dire si les thèmes du couple et de l’échangisme titillent les plumes de tous les pays.
Si le film d’Olivia Wilde se perd dans des préliminaires trop longs, son approche frontale et directe de la sexualité des quatre participants arrive heureusement à faire mouche et devrait en faire sourire plus d’un. Dommage que la réalisatrice ne parvienne pas à faire oublier l’origine théâtrale de son film et que les dialogues incessants finissent par se transformer en une logorrhée aussi fatigante que débandante qui peine à faire naître l’émotion. Peut-être pour mieux contraster avec le dernier plan du film. Un plan très réussi mais qui arrive trop tardivement.
Dans ce huis-clos très cadré où finalement rien ne dépasse, Edward Norton est un peu éteint face à ses trois partenaires, tous très bien. Surtout Penélope Cruz qui, même en blonde, a du chien.
Une Invitation assez sage qui s’avère plus « Touchy pipi » que véritablement rentre dedans.