
Suite directe de 28 ans plus tard, on retrouve le docteur Kelson (toujours incarné par l’excellent Ralf Fiennes) tentant de nouer une relation avec un zombie Alpha. Tandis que la rencontre entre le jeune Spike et le ridicule Jimmy Crystal (chef des combattants ninjas en joggings) tourne au bain de sang.
Tout aussi débile que le précédent opus, le film de Nia DaCosta a toutefois le bon goût de lever un peu le pied sur les éviscérations et les tripes pour s’intéresser au destin de deux personnages dont les chemins vont se croiser à nouveau. Mais que de cris, de tortures et de référence débiles à ces teubés de Télétubbies pour nous faire comprendre que ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine et que le danger le plus terrifiant se révèle être l’absence d’humanité des rescapés. Un thème rebattu dans nombre de films (notamment dans 28 jours plus tard) ou de séries traitant de zombies et dont la réalisatrice de l’oubliable The Marvels ne tire pas grand-chose.
Le retour de Cillian Murphy, héros du premier film, le temps de deux courtes scènes laisse toutefois (dés)espérer une improbable suite ainsi qu’un regain de vitalité pour cette saga moribonde que beaucoup ont déjà enterré pour de bon.