
Joe Fiore, chef d’une organisation mafieuse de Las Vegas, confie à son « homme d’affaires », Doc Fletcher, le soin de blanchir ses profits en devenant propriétaire d’une banque suisse. À son arrivée, Doc découvre que son complice, le prince di Siracusa, n’a acheté qu’un miteux local en guise de siège bancaire. Pour s’en sortir, le prince suggère à Doc d’investir dans une mine d’argent détenue par la famille Firdausi en Iran. Doc met au point un ingénieux système lui permettant de magouiller sur le marché mondial de l’argent et noue une idylle avec Debbie Luckman, la femme d’un jeune banquier fourvoyé dans ces affaires.
Ne vous fiez pas au titre français, hormis quelques plans de coupe sur les néons de Las Vegas, le film d’Ivan Passer se déroule principalement en Suisse où il réunit un somptueux casting allant de Michael Caine à Louis Jourdan en passant par Stéphane Audran et Cybill Shepherd. Mais ce n’est que de la poudre aux yeux destinée à masquer le peu d’intérêt que semble porter le cinéaste à cette histoire de blanchiment d’argent. L’intrigue, très confuse, tire en longueur et finit par nous faire perdre le fil en multipliant les invraisemblances et autres facilités de scénario.

Dommage, car les acteurs sont parfaits tandis que certaines scènes attirent l’attention par leur humour léger mêlé de gravité.
Même si la musique composée par Claude Bolling est agréable, il n’y a vraiment pas de quoi dire « Banco ! » devant ce film qui relève un peu de l’arnaque.
Salut Marcorèle ! Je ne connaissais pas ce Banco à Las Vegas, mais ta chronique très cash m’évite bien des déboires bancaires ! C’est dommage de constater qu’Ivan Passer s’est contenté de miser sur un casting quatre étoiles (Michael Caine, Louis Jourdan, Cybill Shepherd…) et la musique de Claude Bolling pour masquer les faiblesses d’un scénario confus et tiré par les cheveux. La feinte du titre français pour un film qui se passe en Suisse m’a bien fait rire. Merci pour cet avertissement lucide et amusé, au moins je sais que ça ne vaut pas le coup de faire tapis ! À très vite sur ton blog.
Ta manière de présenter le scènario, teintée d’ironie, montre bien ce que tu as pensé de ce film… Un vrai gâchis, effectivement, quand on voit la distribution. Merci pour l’avertissement, je passerai mon chemin !