
Dracula Junior est bien embêté. Seule une femme ressemblant à sa mère pourra se saisir de l’élixir lui redonnant tous ses pouvoirs. Il lance le détective Gaston Lepope à sa recherche. Après quelques recherches, ce dernier trouve enfin celle qu’il cherchait. Elle travaille sur un marché aux puces avec Phil, Jean et Gérard.
Après avoir enchaîné une série d’énormes succès cinématographiques de 1971 à 1974, Bons baisers de Hong-Kong marquera le début du déclin des Charlots. Déclin qu’entérineront les départs de leur producteur historique Christian Fechner et de son frère Jean-Guy. Réduits au nombre de trois, Les Charlots tentèrent de retrouver leur gloire d’antan, dix ans à peine après leurs débuts.
Ils se casseront les canines avec Les Charlots contre Dracula qui va enterrer presque définitivement leur carrière au cinéma.
Sans Claude Zidi ou André Hunebelle pour canaliser leurs ardeurs, les enchaînements de gags et l’humour absurde ne fonctionnent plus aussi bien. Pourtant, le film ne démarre pas si mal que cela avec sa délirante course-poursuite dans un train et l’errance de nos trois zigotos en forêt. Là, l’humour insensé des Charlots parvient encore à faire mouche. Notamment lorsque Phil court plus vite que le train afin de prendre le méchant à revers ou avec l’intervention incongrue de Dieu qui se révèle être… Belge !
Malheureusement, plombé par des effets spéciaux foireux, le dernier tiers du film ne tient pas ses promesses et la fameuse confrontation avec Dracula (annoncée dans le titre) sent rapidement l’ail pour finir en eau de boudin. Un résultat que l’on doit à un scénario bricolé et réécrit à la dernière minute par le trio. Ayant épuisé leur stock de gags pendant le périple menant au château, leur mécanique tourne rapidement à vide une fois à destination. Les Charlots se contentent alors de courir sans but, de la crypte aux remparts, jusqu’à une fin bâclée qui se moque du monde.
Pauvre Gérard Jugnot dont le talent est complètement sacrifié dans la dernière partie du film et malheureux Andréas Voutsinas venu cachetonner comme l’avait fait, avant lui, Mickey Rooney dans Bons baiser de Hong-Kong. Devant ce chant du cygne d’un groupe d’humoristes populaires devenus sans mordant à force d’humour exsangue, on comprend que les spectateurs aient préféré aller au pieu.