
Un expert en cybersécurité vole des archives secrètes qui prouvent l’existence d’extra-terrestres.
Son but ? Rendre public ce secret bien gardé depuis des années.
Lancée à sa poursuite, l’agence qui l’employait va tout mettre en œuvre pour l’en empêcher.
Avec Disclosure Day, Steven Spielberg revient à son thème de prédilection : les extra-terrestres.
Un retour en mode mineur qui n’est pas aussi sombre que La guerre des mondes mais pas, non plus, aussi merveilleux que l’étaient Rencontre du troisième type et E.T. l’extra-terrestre.
Développant le thème de la conjuration autour d’un secret caché à l’humanité, ce nouveau film s’apparente à une version longue d’un épisode d’X-Files. Un film où Spielberg, qui semble avoir perdu toute candeur, se laisse aller au complotisme ainsi qu’à des réflexions fumeuses autour de la religion qu’il agrémente d’une pensée « écologiste » en se servant d’animaux mignons en images de synthèse.
Heureusement, le réalisateur des Aventuriers de l’Arche perdue n’a pas perdu son savoir-faire qui ressurgit lors de certaines scènes (celle du train, notamment) et fait oublier les tunnels d’un récit balisé au goût de déjà-vu.
Pas catastrophique mais pas ébouriffant non plus, Disclosure Day confirme surtout la fin de carrière difficile d’un grand cinéaste en perte de vitesse.
C’est peut-être cela la vraie révélation du film.
Serait-ce le chant du cygne du vieux Spielberg ? A force de jouer les aventuriers courant après une jeunesse perdue il se sera fourvoyé au pays des ovnis. Dommage en effet.
Assez d’accord avec cette analyse. J’ai moi aussi été gêné par un scénario qui demande constamment au spectateur d’accepter des coïncidences et des raccourcis narratifs peu crédibles. Malgré quelques (trop rares) séquences où le talent de Spielberg refait surface, le film peine à retrouver le souffle et l’émerveillement de ses meilleures œuvres. Une proposition ambitieuse, mais qui ne parvient jamais vraiment à équilibrer ses idées et son récit.
Pas vraiment d’accord avec ton analyse sur le sujet de la candeur. Le film montre au contraire que le cinéaste a gardé toute sa candeur, toute sa naïveté, on peut même lui reprocher un trop plein de candeur au détriment d’un scénario pas très bien écrit. Le sujet principal du film n’est pas du tout le complotisme, mais l’importance de l’empathie pour l’autre dans notre monde conflictuel, Spielberg voulant nous faire croire qu’elle pourrait nous sauver, empêcher la guerre, guérir nos traumas. Quant aux animaux, c’est un souvenir d’enfance – Spielberg met d’ailleurs ici en scène un vieux projet imaginé dans son enfance.
Merci pour ton commentaire, Strum. 🙂 J’ai bien vu ce sujet sur l’empathie mais si c’est le thème principal du film, comme tu le dis, il est bien mal amené. 😉
Et pour ce qui est des animaux, s’il faut avoir le sous-texte biographique pour comprendre de quoi il retourne c’est que le cinéaste a foiré son propos. 🙂
Nous semblons, en tous cas, d’accord pour dire que ce film n’est pas un grand millésime. 😉
Avec plaisir. 🙂 C’est vrai, il faut connaitre Spielberg, son enfance et son histoire, pour reconnaitre certains motifs, et le côté méta, guérison des traumas d’enfance par l’empathie et le cinéma. Cela en fait un film très personnel, mais pas très bien écrit par David Koepp c’est sûr. Disons que c’est un millésime curieux, hybride, brinquebalant, avec plein de défauts, mais certaines scènes m’ont ému ; et je préfère ça à un blockbuster lisse et sans âme. 🙂