Cadre dans une usine de papier You Man-su est un homme heureux. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents…

Nouvelle adaptation du roman de Donald Weslake : Le couperet, après celle éponyme de Costa-Gavras en 2005, Aucun autre choix se démarque par le ton résolument bouffon qu’adopte Park Chan-Wook pour nous conter l’histoire de cet homme qui applique à la lettre les théories agressives entendues en entreprises pour licencier du personnel, comme quoi « La fin justifie les moyens ».
Cette charge grinçante et décalée contre l’ultra-libéralisme, qui transforme les hommes en pions interchangeables, s’avère plutôt efficace grâce à la mise en scène inventive du cinéaste coréen. S’intéressant autant aux victimes de You Man-su – aussi paumées que lui – qu’à sa famille – dont il donne une vision très sombre – Park Chan-Wook réussit en partie sa farce très noire même si elle aurait gagné à être un peu plus courte. Heureusement, l’impressionnante performance de Lee Byung-Hun, dans le rôle principal, vaut à elle seul le visionnage de ce thriller qui, sans faire partie des meilleurs films du réalisateur de JSA et de Mademoiselle, ne manque pas de charme.