Affiche du film Jack Reacher Never Go Back
De passage dans son ancienne base militaire pour inviter à dîner celle qui lui a succédé, Jack Reacher apprend que sa collègue vient d’être arrêtée pour trahison. Certain de son innocence, il va tout faire pour la sauver et contrecarrer un complot au sein de son ancienne unité.
Autant le Jack Reacher de Christopher McQuarrie était une réussite.
Autant le Jack Reacher : Never Go Back de Edward Zwick est une déception.
Tout ce que le réalisateur de Mission Impossible : Rogue Nation avait initié dans le premier film (à savoir : un mystérieux justicier au comportement imprévisible et un parfait dosage entre suspense haletant, action à l’ancienne et humour décalé) le réalisateur du Dernier samouraï s’emploie à le saboter en se contentant de mettre en valeur sa vedette dans des scènes d’action impersonnelles qui manquent de second degré. A l’exception, peut-être, d’une scène : lorsque la police annonce que Jack Reacher a une quarantaine d’années ! A voir le visage étrangement bouffi et fatigué de Tom Cruise, il est permis d’en rire, sinon d’en douter.
La saga prometteuse finit même par se tirer une balle dans le pied lorsqu’elle donne au héros « solitaire » une partenaire (Cobie Smulders, jolie bagarreuse au jeu plutôt limité) et une adolescente, forcément tête à claques, à gérer.
S’en suivent des situations consternantes et un humour lourdingues tournant autour de la paternité et de la famille (recomposée) digne des plus mauvaises sitcoms.
« Sans concession, sans remords » annonce l’affiche de façon mensongère.
« Sans retour » semble, par contre, bien plus plausible. Surtout au niveau des spectateurs qui risquent de se passer le mot : Jack Reacher : Never Go Watch.