Pour ce premier tandem critique avec CritiKs MoviZ nous vous proposons le premier film de Robert Carlyle, inédit en France.
A tort ou à raison ?

Affiche du film The legend of Barney Thomson
Apprenant son licenciement, un barbier aux manières de vieux garçon tue accidentellement son patron et passe pour le tueur en série qui sévit dans la région de Glasgow.
Pour sa première réalisation, Robert Carlyle retrouve son Écosse natale (qu’il filme magnifiquement) ainsi que son accent à couper au couteau pour une comédie policière loufoque et grinçante qui, en dépit de son sujet, n’a rien de rasoir.
Un univers à l’humour noir bien aiguisé et où les répliques vachardes fusent, même si le scénario, un tantinet prévisible, accuse quelques faiblesses.
Un handicap que le comédien cinéaste, excellent en barbier timoré dépassé par les évènements, contourne grâce à sa distribution locale et aux deux pointures qui lui donnent la réplique.
Si Ray Winston est parfait en ours anglais exilé chez des Écossais dont il ne comprend ni l’accent, ni le comportement, c’est Emma Thompson (dans le rôle de la mère du barbier, alors que l’actrice n’a que deux ans de plus que Robert Carlyle) qui est la pièce maîtresse de ce jeu de massacre.
Sa prestation de vieille peau vulgaire mérite, à elle seule, la découverte de ce film, hélas toujours inédit en France. A consommer, de préférence, en version originale, of course !