Affiche du film Elizabeth l'âge d'or
1585.
Voilà 27 ans qu’Elizabeth est devenue reine.
Sans héritier légitime, les tentatives pour lui reprendre le trône continuent. Entre les prétendants opportunistes, la conspiration de Marie Stuart la catholique et les complots de Philippe II d’Espagne qui projette d’envahir l’Angleterre à l’aide d’une flotte gigantesque : l’invincible Armada.
A moins que le plus grand péril pour la « Reine Vierge » soit son attirance pour le fringant explorateur Walter Raleigh.
Si Shekhar Kapur n’a pas attendu 27 ans pour donner une suite à son Elizabeth, les neuf ans qui séparent les deux films permettent à Cate Blanchett et Geoffrey Rush d’apporter, par leur maturité, l’authenticité et la crédibilité nécessaire à leur personnage respectif. Une fois de plus, ils sont tous les deux impeccables tandis que, face à eux, Clive Owen est plutôt séduisant dans le rôle de l’explorateur.
Si les décors et les costumes sont toujours aussi impressionnants, le choix du réalisateur de passer de la grande fresque historique à une intrigue plus intimiste n’arrive pas à convaincre. Les frustrations amoureuses de la reine passionnent nettement moins que la grande Histoire et ses complots. Pire, ce choix donne la sensation que Shekhar Kapur n’a pas eu les moyens de ses ambitions alors que son budget a été plus important que sur le précédent opus. Une impression due également à des choix esthétiques discutables, à l’image de cette attaque très théâtrale de l’invincible Armada au rendu quelque peu fauché.
Reste quelques belles scènes – la reine à cheval apparaissant devant ses troupes vêtue d’une armure rutilante – ainsi qu’une intéressante critique des extrémismes religieux. On voit ici le pape promettre une place de choix au Royaume des cieux à celui qui assassinera Elizabeth.
Un discours qui reste, hélas, toujours d’actualité.

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