Photo du titre Les petites demoiselles
Quatre jeunes femmes de bonne famille sont bien décidées à ne pas s’en laisser conter par les hommes et les conventions. Aussi, décident-elles de créer une entreprise de : « Bonnes à tout faire »…
Contrairement à nombre de ses confrères, c’est après deux longs métrages (Ce soir ou jamais et Adorable menteuse) que Michel Deville décide de réaliser son premier court.
Pour l’occasion, il retrouve la fantaisie de ses premiers films et la verve de sa scénariste attitrée Nina Companeez.

Photo d'une affiche présentant Bonnes à tout faire
Si cette sympathique esquisse ne lui permet pas de confectionner les plans élaborés dont il a le secret, Les petites demoiselles a bien la patte du cinéaste avec sa mise en scène rythmée et ses héroïnes fantasques à la langue bien pendue qui rêvent d’indépendance devant leur miroir tout en continuant à espérer celui qui les emmènera danser. L’occasion pour Deville de renouer avec certaines de ses actrices : Macha Méril, Anne Tonietti, Marina Vlady et surtout Françoise Dorléac qui, une nouvelle fois, dévore l’écran de sa présence. C’est d’ailleurs à elle qu’échoit la plus longue scène du film : un déjeuner dans un restaurant où elle doit résister aux assauts d’un séduisant beau parleur forcément… manipulateur.
Une séquence que le réalisateur termine par un clin d’œil amusé au dessin animé de Disney : La Belle et le Clochard (1955).

Photo d'un baiser spaghetti
Léger mais pas inoubliable, Les petites demoiselles est une charmante parenthèse dans la filmographie de Michel Deville qui s’autorise, pour la première et dernière fois de sa carrière, une fugace apparition en forme d’autoportrait.

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