Affiche du film Les chroniques de Riddick
Les Necromongers, une civilisation de conquérants voyageurs, parcourent l’espace en direction d’un monde nommé Anteverse, enrôlant de force les habitants des mondes se trouvant sur leur route ou détruisant leur planète s’ils refusent de se soumettre. Dernier descendant d’une race aujourd’hui éteinte, seul Riddick pourrait être en mesure de les arrêter. Du moins, si la prophétie dit vrai…
Grâce au succès mérité de Pitch Black, David Twohy a pu bénéficier d’un budget conséquent pour donner une suite aux aventures de son inquiétant criminel : Richard B. Riddick, incarné par un Vin Diesel toujours aussi convaincant.
Délaissant la survie en milieu hostile, le cinéaste quitte les terres du film de monstres pour les vastes espaces du Space Opera et en profite pour inscrire son anti-héros dans un récit plus fantastique qu’horrifique, au risque de décevoir les fans du premier opus.
Si les décors et les effets spéciaux, plutôt impressionnants, lui permettent de créer un univers cohérent et d’offrir une alternative adulte à un genre qui a tendance à privilégier un public adolescent, il n’exploite pas assez les possibilités qu’offre ce nouvel univers. Même Riddick a du mal à trouver sa place entre un Lord Marshal sous exploité et une Jack/Kyra abandonnée par un scénario qui préfère se concentrer sur les intrigues de cours plutôt que sur ses liens équivoques avec le Furien nyctalope.
Paradoxalement, c’est lors de la parenthèse scénaristique de l’évasion sur Crématoria que ces chroniques retrouvent enfin le ton qui convient.
Pourtant, malgré ses imperfections, Les chroniques de Riddick offre un spectacle plutôt plaisant qui a le souci d’éviter la redite tout en faisant preuve d’une certaine ambition, ce qui, à l’heure des remakes et des suites copiées collées, mérite d’être salué.

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