David, spécialiste en dermatologie, voue un amour quasi filial à l’un de ses jeunes patients atteint d’une déficience génétique l’obligeant à éviter les rayons du soleil. Mais la prochaine mutation du médecin va tout remettre en cause…
Les sujets originaux et les bons sentiments suffisent-ils à faire de bons films ? Rien n’est moins sûr !
Si la sincérité de la réalisatrice n’est pas à mettre en doute, le développement de son scénario et le traitement de ses personnages a de quoi laisser perplexe.
Le récit, plutôt convenu, manque cruellement de relief et les enjeux dramatiques sont bizarrement abordés de manière superficielle, voir carrément sous exploités. (Romain se promenant au grand jour sans sa combinaison anti-UV, l’accident du médecin…).
Hormis David et la prestation convaincante qu’en donne Vincent Lindon, cette superficialité touche la plupart des protagonistes ainsi que les relations qu’ils entretiennent entre eux. Comment peut-on croire un instant que les rapports qu’entretiennent David et sa remplaçante puissent passer en quelques jours d’une franche agressivité aux prémices d’une histoire d’amour ?
Et que penser de la femme de David ? De sa fille ? De la mère de Romain ? Et de Romain lui-même, d’ailleurs, dont on suit les errements et les amourettes avec un ennui poli.
A vouloir effleurer les gens et les choses pour se donner un air sensible le film de Delphine Gleize ne résout rien et laisse, au final, le spectateur en plan.
Un conseil. Avant de vous aventurer à cette permission de minuit, pensez à vous munir d’une permission de sortie.