Chantre du peuple Tsigane et de la culture traditionnelle des pays de l’est, Tony Gatlif nous revient avec un road movie au féminin dans la lignée de Gadjo Dilo.
Malheureusement, cette fois, l’alchimie ne prend qu’à de trop rares moments lors de scènes d’une fulgurante beauté : villages enneigés perdus dans la campagne, lustre accroché aux branches d’un arbre éclairant un campement à la nuit tombée, fêtes aux musiques enivrantes.
Alors pourquoi n’est-on pas plus ému par la quête et la dérive de Zingarina ? La faute sans doute à son interprète, Asia Argento, qui en fait des tonnes et horripile pour tenter de nous faire croire à son personnage de rebelle. Face à elle, le maigre rôle d’Amira Casar ne peut contrebalancer ses excès. Seule l’interprétation magistrale de Birol Ünel permet au spectateur de s’intéresser jusqu’à la fin à cette histoire de renaissance un peu trop cousu de fil blanc.
Dommage, car la sincérité du réalisateur n’est pas à mettre en doute et fait d’autant plus regretter cette erreur de casting qui plombe son film de bout en bout.