
Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif.
The Furious (qui n’a pas volé son titre) reprend avec maestria le flambeau laissé vaquant par des films tels que The Raid, The Raid 2 ou encore City of darkness.
Festival de numéros d’arts martiaux, le film de Kenji Tanigaki s’avère si spectaculaire et rugueux qu’il n’est pas à mettre sous tous les yeux. On est très loin des acrobaties comiques de Jackie Chan.
La mise en scène fluide du cinéaste (qui a surtout travaillé comme coordinateur de cascades sur d’autres films) sait parfaitement capter les différentes chorégraphies des combats qu’il orchestre tout en restant parfaitement lisible grâce à un découpage au cordeau. Sans temps mort (ou presque), The Furious est un spectacle déchaîné et inventif offrant d’hallucinants agglomérats de corps qui se cognent et s’entrechoquent.

Cette générosité dans les bagarres se fait, hélas, au détriment de la psychologie, très sommaire, des personnages et d’un scénario plutôt basique, même si la présence d’enfants (et le trafic qu’ils subissent) étonne au milieu de ce déchaînement de violence.
La surprenante conclusion en deux temps relance une dernière fois les hostilités qui se terminent sur un affrontement saignant et dantesque dans un commissariat.
Spectacle total, The Furious est une véritable claque qui vous laissera pantois à plus d’un titre : jamais vous n’avez vu un type courir si vite avec des tongs aux pieds !
Un film qui doit mettre en nage même sans bouger de son fauteuil. Rien qu’à lire ton article j’en ai des bouffées de chaleur. 😅
Oui, on en ressort essoré. 😉
J’ai déjà essayé de courir en tongs. C’est pas évident. 😁 Donc respect pour l’acteur principal lors de la scène de poursuite à pied.
Bien vu pour cette chronique. Kenji Tanigaki prouve enfin qu’il maîtrise la réalisation avec la même intensité que ses chorégraphies. Tu pointes la faiblesse de la psychologie, mais soyons honnêtes : devant un tel déluge de brutalité, on s’en cogne royalement. L’essentiel est là. Ça frappe fort, ça casse des os, et le découpage reste d’une lisibilité exemplaire du début à la fin. On retrouve vraiment la hargne de la grande époque du cinoche d’action asiatique et l’impact viscéral d’un The Raid.
J’ai ma propre critique sous le coude, elle ne va pas tarder à débarquer sur CritiKs MoviZ.
Et totalement d’accord pour le sprint en tongs, c’est le détail qui tue ! À très vite.
Merci pour ton commentaire, Olivier. 😉
Invoquer « The Raid », l’argument ultime pour me faire voir n’importe quoi. Je note.
Tant mieux si j’ai tapé juste. 😉 Tu me diras…