Affiche du film Blood Father
Un ancien repris de justice essaye d’oublier l’alcool, la moto et les mauvais plans dans une vieille caravane où il officie comme tatoueur.
Pourtant, lorsque sa fille de 17 ans, disparue depuis plusieurs années, refait surface poursuivie par de redoutables tueurs, il n’hésite pas à replonger tête baissée dans les ennuis.
Honorable série B, Blood Father vaut surtout le détour pour Mel Gibson.
Malgré les années et sa longue traversée du désert (ponctuée d’un bon film, Kill the Gringo, sorti directement en vidéo en France et de seconds rôles de luxe dans Machete Kills et Expendables 3) l’acteur prouve qu’il n’a rien perdu de son charme ni de son magnétisme. Barbu et le visage buriné, il capte en permanence l’attention en dépit d’un scénario sans surprise qui sait toutefois ménager ses effets pour mieux explorer la psychologie de ce père et de sa fille.
Le réalisateur français a le bon goût de pimenter son récit de quelques clins d’œil aux anciens déboires de l’acteur et de pointer du doigt une Amérique qui fait moins de difficultés à vendre des munitions à une adolescente qu’un paquet de cigarettes.
Espérons que cette liberté conditionnelle cinématographique plutôt probante permette à Mel Gibson de revenir vraiment aux affaires comme comédien et comme cinéaste.

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