Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra « Les Noces de Figaro », les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion, de sexe et de génération se font jour…

Après Making Of de Cédric Kahn et en attendant De la Comédie-Française de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, voici une nouvelle comédie de troupe (thématique en vogue) qui aborde cette fois le milieu des artistes de scène confronté aux agressions sexuelles et au mouvement Me Too.
Si Agnès Jaoui fait toujours preuve de répartie et de causticité dans ses dialogues, son film, qui ne manque pourtant pas d’à propos, est riche d’idées hélas trop vite survolées.
En cherchant la nuance, le scénario court plusieurs lièvres et part dans tous les sens, à l’image de la cacophonie qu’il orchestre, au point de ne plus bien savoir qu’elle est le véritable point de vue de son autrice. Cet obscur objet du délit (virant par instant à l’objet du délire grâce à un Daniel Auteuil qui tire son épingle du jeu en chef d’orchestre égocentrique et pétochard) ne devrait pas rester dans les mémoires comme l’un des grands films d’Agnès Jaoui, en dépit des magnifiques compositions de Mozart.
Tant pis, il faut parfois avoir le sens de la défaite.