
Sous la houlette de Lord Raiden, les champions de la terre – désormais rejoints par Johnny Cage en personne – affrontent dans un tournoi ultime, sans foi ni loi, les meilleurs combattants de Shao Kahn, redoutable tyran qui menace l’existence même de l’Earthrealm.
Après un premier film qui ressemblait à une longue démo de Mortal bastons répétitives et sans saveur, Mortal Kombat 2 assume enfin son côté neuneu grâce à l’arrivée déconnante de Karl Urban dans le rôle de Johnny « Fucking » Cage, alias le beau gosse peroxydé. Passé maître dans l’art de l’autodérision, depuis son rôle de Billy Butcher dans la série The Boys, l’acteur en fait des caisses et surclasse sans peine tous ses insipides partenaires qui s’agitent autour de lui comme des poulets sans tête sur fond vert. Grâce à ses aptitudes, les combats, adaptés du célèbre jeu vidéo, prennent, cette fois, une saveur mortellement drôle même si l’ensemble reste plus Kom que réellement Bat(h).
Je me trompe où ils sont de plus en plus nombreux sur l’affiche ? 😉
Merci pour ton billet court et percutant !
Oui, c’est beaucoup de monde pour du grand n’importe quoi… Mais je me suis bien amusé.
On sent clairement que la saga cherche enfin une identité plus assumée, et ça change déjà la perception globale du projet. Là où le premier volet donnait l’impression de se chercher entre fidélité au matériau d’origine et format blockbuster très standardisé, celui-ci paraît davantage accepter ses propres codes et son côté excessif, ce qui peut rendre l’ensemble plus lisible pour le spectateur.
Cela dit, cette orientation pose aussi la question de l’équilibre : quand un film repose autant sur l’escalade permanente et le clin d’œil, il prend le risque de transformer son univers en succession de moments plutôt qu’en véritable récit. Tout dépend alors de la manière dont on entre dans ce type de proposition — soit on adhère à cette logique de spectacle décomplexé, soit on reste à distance face à un ensemble qui privilégie l’effet immédiat au développement.
Tu as parfaitement mis le doigt sur ce qui sauve cette suite : elle assume enfin son côté « neuneu » ! L’intégration de Karl Urban dans la peau de Johnny Cage est une véritable bouffée d’air frais. Comme tu le soulignes si bien, son autodérision légendaire fait mouche et lui permet d’éclipser sans forcer un casting qui a parfois du mal à exister au milieu des fonds verts.
C’est un défouloir qui ne se prend pas au sérieux et dont les combats deviennent effectivement mortellement drôles grâce à lui. D’ailleurs, les grands esprits se rencontrent : j’avais sorti ma propre critique le 12 mai dernier, et on partage de nombreux constats face à ce pur délire assumé.
Mention spéciale pour ton jeu de mots final : c’est bel et bien plus Kom que Bat(h) !
À très vite pour de nouvelles lectures sur ton blog.