Affiche du film La momie
1924, un aventurier conduit une archéologue gaffeuse et son frère jusqu’à un lieu légendaire de l’Égypte antique (Hamunaptra, la citée des morts) où, par un fâcheux concours de circonstances, ils libèrent une terrible momie bien décidée à asservir le genre humain.
Librement inspiré du film La momie datant de 1932, cette nouvelle adaptation dépoussière la version avec Boris Karloff tout en conservant quelques éléments du scénario original comme le cadre historique des années 20 ou l’histoire d’amour entre Imhotep et Anck-Su-Namun. La comparaison s’arrête là, car Stephen Sommers à la bonne idée de transformer l’ancien film d’horreur romantique en un film d’aventure fantastique dans la lignée des Aventuriers de l’arche perdue et de créer avec Rick O’Connell un séduisant personnage de baroudeur dans la lignée d’Indiana Jones ou du Jack Colton de A la poursuite du diamant vert.
Comme ses aînés, le réalisateur orchestre un film d’action exotique sans temps mort qui dose parfaitement cascades à l’ancienne, effets numériques de pointe (pour l’époque) et humour. Car c’est aussi une des forces de La Momie que de ne pas se prendre au sérieux et de réussir à faire sursauter et rire dans un même plan avec des comédiens en parfaite adéquation avec le propos. Le couple que composent Brendan Fraser et Rachel Weisz ne manque pas de charme et le trio de comédie qu’il forme avec l’excellent John Hannah fait des étincelles.
Si La Momie n’avait d’autres prétentions que de retrouver la saveur des films d’aventure d’antan, qui savaient en donner pour leur argent aux spectateurs, la mission est parfaitement réussie.