Affiche du film Hellboy
« L’enfer est pavé de bonnes intentions », dit-on. Et l’adage se confirme en découvrant cette nouvelle aventure du super-héros démoniaque aux cornes limées censée relancer une franchise abandonnée depuis 11 ans, après deux films réalisés par Guillermo del Toro.
Mais là où le cinéaste mexicain avait su insuffler de la magie, voire une certaine poésie, dans les affrontements paranormaux du démon rouge, le réalisateur anglais Neil Marshall, dont la chute ne semble plus pouvoir s’arrêter depuis le bien nommé The Descent, préfère s’en tenir à de la baston lourdingue, agrémentée d’un humour balourd, désarticulée par une mise en scène qui a la grâce et la finesse d’un attendrisseur à viande.
Le bestiaire proposé est plus laid et grotesque que troublant et fantastique. La présence de Milla Jovovich en méchante sorcière de service, secondée par un cochon bête comme ses pieds de porc, n’arrange rien et donne l’impression d’assister à la naissance d’un film con-sanguin, hideuse hybridation entre Resident Evil et Hellboy.
Pourtant, Mike Mignola, créateur de la BD dont le film s’inspire, est crédité comme scénariste sur cette nouvelle adaptation. Comme quoi, nul n’est prophète en son enfer.