Affiche du film Le poulain
Un jeune candide en politique se retrouve propulsé, par hasard, dans l’équipe de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle. Sous la houlette d’une directrice de communication ambitieuse et sans scrupule, il va découvrir les dessous, et les petits arrangements, d’un monde remplit d’ambitieux incapables.
Contrairement à son héros, Mathieu Sapin (auteur de deux bandes dessinées sur la politique française) n’a rien d’un novice avec les milieux de pouvoir et son film donne certainement une idée assez juste de ce que sont les magouilles et les coups bas en vogue chez nos chers élus. Mais à trop vouloir en dire, le cinéaste embrouille son récit et l’on peine rapidement à savoir qui est qui et qui fait quoi.
Hormis les personnages interprétés par Alexandra Lamy et Finnegan Oldfield, tous deux impeccables, le reste de la galerie (hommes et femmes politiques, conseillers, journalistes) est esquissé bien trop rapidement pour qu’on s’y intéresse. Faute de véritable mordant, c’est à une satire gentillette des pratiques politiques que l’on assiste, qui égratigne mollement pouvoirs et médias. Pas de quoi faire de cette comédie une affaire d’état, ni empêcher sa diffusion aux heures de grandes écoutes à la télévision.
Dans un genre similaire, mieux vaut revoir le caustique Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier.