Affiche du film La Belle et la Bête
Au 18ème siècle, en France, la rencontre mouvementée entre Belle, jeune femme indépendante éprise de littérature, et la Bête, un être maudit dont la repoussante apparence cache un séduisant prince charmant.
Ils sont venus, ils sont tous là (les Ewan Mc Gregor, Emma Thompson, Stanley Tucci, Ian McKellen…) pour cette « histoire éternelle » comme le clame la chanson du dessin animé Disney sorti en France en 1992 et dont ce film est la copie avec de véritables comédiens.
Le problème, c’est que la plupart de ces grands noms font partie du mobilier et qu’on ne les reconnait pas. Par contre, ce qui saute immédiatement aux yeux (et aux oreilles) c’est ce 18ème siècle d’opérette, aux décors kitsch, tout droit sorti d’un parc Disney. Une sorte d’énorme meringue indigeste à la sauce Broadway plus abêtissante que satisfaisante pour l’amateur de comédies musicales d’antan.
Pas de quoi se faire la belle pour autant. La force du conte, la qualité des effets spéciaux et l’entrain des acteurs non grimés (Emma Watson et Luke Evans – parfait Gaston – en tête) permettent de prendre un certain plaisir à cet énorme pudding même s’il est dénué de grâce et de fantaisie.
Condon n’est pas Cocteau, mais les enfants – et leurs parents nostalgiques du dessin animé – n’en auront cure séduits par ce spectacle sucré et coloré à souhait.