Affiche du film Macbeth
L’Écosse au XIème siècle.
Exalté par la prédiction de trois sorcières lui annonçant qu’il deviendrait roi, Macbeth, chef de guerre victorieux, complote avec l’aide de sa femme pour accéder au trône.
Mais ce pouvoir si convoité va bientôt le rendre fou…
C’est effectivement une tragédie que de voir Justin Kurzel jouer les artistes poseurs en adaptant la célèbre pièce de Shakespeare.
Une tragédie également que de devoir subir sa mise en scène chichiteuse qui force sur les brouillards artificiels, les filtres colorés et l’hémoglobine bon marché.
Mais si le traitre parvient à dénaturer la force du propos, en abusant de ralentis et de mouvements de caméra aussi inutiles qu’alambiqués, c’est en vain qu’il tente de masquer la beauté des Highlands. Un décor majestueux où erre comme un acteur en peine – et en chemise de nuit – un Michael Fassbender hagard et peinturluré qui éructe, grimace, bave et crie comme un possédé.
A ses côtés, Marion Cotillard campe une insipide Lady Macbeth qui semble n’avoir été placée là que pour exploiter sa propension aux larmes et à la morve facile, déjà à l’œuvre dans Les petits mouchoirs.
Interminable et pourtant insignifiant, ce film se révèle plus Macbête que Macbeth.