Affiche du film Valmont
La marquise de Merteuil désire se venger de son amant qui l’abandonne pour épouser la jeune Cécile de Volanges. Elle demande au vicomte de Valmont de séduire la promise et de la déflorer avant ses noces. Mais le beau libertin a déjà une autre conquête en tête…
Sorti la même année que Les liaisons dangereuses, Valmont supporte difficilement la comparaison avec le film de Stephen Frears.
Jean-Claude Carrière, en charge du scénario, n’est pas Choderlos de Laclos et il affadit considérablement le récit en le modifiant (notamment la fin qui perd de sa noirceur) et en y ajoutant des passages humoristiques qui tombent souvent à plat ou mal à propos.
Si la mise en scène de Milos Forman ne manque pas d’élégance au sein d’une reconstitution soignée, on sent en permanence que le réalisateur et son producteur, Claude Berri, courent après le succès d’Amadeus dont certaines scènes à l’opéra font inévitablement penser.
La distribution du film n’arrange rien.
Colin Firth manque de maturité pour incarner Valmont et son personnage, qui donne pourtant son nom au film, semble secondaire par rapport à celui de la marquise. Merteuil aurait été un titre plus approprié, d’autant qu’Annette Bening se sort plutôt bien d’un rôle difficile. Ce qui n’est pas le cas de la fade Meg Tilly et de l’agaçante Fairuza Balk.
Alors que reste-t-il de ces amours épistolaires ?
Une affiche polissonne qui marqua les esprits et quelques scènes réussies : les amusantes retrouvailles de Cécile de Volange et de Danceny ou la visite de Valmont chez la marquise pendant son bain.
Comme quoi il ne suffit pas d’avoir des lettres pour en faire de belles !

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