Affiche du film 10 Cloverfield Lane
Suite à un accident de voiture, une jeune femme se réveille dans un abri antiatomique. Elle y est enfermée avec deux hommes qui la séquestrent au prétexte que la terre a subit une attaque d’envergure contaminant l’atmosphère. L’apocalypse a-t-elle vraiment eu lieu ou a-t-elle affaire à de dangereux psychopathes ?
10 Cloverfield Lane est un cas d’école.
Si vous souhaitez savoir comment enterrer un huis clos angoissant et plutôt bien mené ainsi que la performance d’un prodigieux acteur (John Goodman porte le film sur ses épaules), étudiez les 15 dernières minutes de ce film qui cède, une fois de plus, aux lassantes sirènes des effets numériques. Un cas représentatif d’un cinéma de science-fiction qui ne fait plus confiance à ses scénarios, ni à ses acteurs et croit devoir jouer dans la surenchère pour plaire à son public, au détriment de toute crédibilité (son lien un peu factice avec le film Cloverfield). C’est d’autant plus rageant que 10 Cloverfield Lane ne manque pas de qualités.
Il faudra aussi analyser un jour cette fascination, toute américaine, pour les monstrueux vers de terre – souvent munis crocs – qui rampent régulièrement sur les écrans : de Dune à Tremors jusqu’au prochain Gods of Egypt.
Symbole d’une sexualité refoulée et castratrice ?
Ou tout simplement d’un cinéma standardisé qui manque de couilles ?

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