Affiche du film Le tout nouveau testament
Dieu est belge, habite à Bruxelles et se comporte comme un sale con avec sa femme, sa fille de dix ans (qu’il garde enfermées dans un appartement miteux) et l’humanité toute entière.
Excédée par ses brimades, la jeune Ea décide de faire une fugue après s’être vengée de son père en dévoilant par SMS les dates de décès de chaque personne sur terre.
Si les voies du seigneur sont impénétrables, celles de Jaco van Dormael le sont tout autant.
Car une fois posé son amusant postulat de départ, le cinéaste ne semble plus trop savoir comment prêcher sa bonne parole.
Alors, il emprunte un peu de l’évangile du cinéma selon saint Jean-Pierre Jeunet pour ce qui est de la mise en scène et tente de mélanger épitre et pitrerie sans parvenir à multiplier les gags.
Benoît Poelvoorde, en roue libre, est loin d’être en odeur de sainteté. Tandis qu’une certaine gêne s’installe en voyant Yolande Moreau et surtout Catherine Deneuve perdre leur âme pour se complaire dans un humour domestique ou zoophile un peu poussiéreux et pas vraiment au poil.
Un Tout nouveau testament, bien dans l’air du temps, qui semble tout droit sorti de la Sélection du Reader’s digest et se résume à une quête sans réelle importance d’un évangéliste et de six apôtres. Tout cela pour nous resservir, in fine, l’éternel cantique de La femme est l’avenir de l’homme (et cela en dépit de ses goûts de chiotte).
Mieux vaut réécouter la bonne parole de Jean Ferrat !

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