Affiche du film Une famille à louer
Paul-André est riche, solitaire et dépressif.
Pour retrouver goût à la vie, il décide de s’entourer d’une famille.
Il porte son dévolu sur Violette, une mère célibataire dans le besoin, avec qui il va passer un contrat : racheter ses dettes en échange d’une place sous son toit.
Pour cette nouvelle collaboration avec Benoît Poelvoorde, après le réjouissant Les émotifs anonymes, Jean-Pierre Améris choisit une variation sur un thème assez proche de celui de leur précédent film, sans parvenir, toutefois, à en retrouver la finesse et la sensibilité.
L’intrigue avance sur des sentiers balisés une fois son postulat de départ posé, le mélange humour-émotion manque de naturel et les caractères des deux personnages principaux sont trop stéréotypés pour y croire vraiment.
Le cinéaste illustre d’ailleurs assez lourdement les différences entre le riche Paul-André qui écoute forcément de la musique classique et la pauvre Violette qui n’écoute de la musique anglo-saxonne. Une musique de supermarché omniprésente qui noie toutes les scènes d’émotion et fait regretter la présence d’un vrai compositeur (comme celle de Pierre Adenot dans Les émotifs anonymes) ici remplacé par un superviseur musical qui transforme le film en « playlist » sans personnalité ! Une tendance marketing lourdingue que l’on retrouve dans la quasi-totalité des comédies françaises actuelles.
Heureusement, la puissance comique de Benoit Poelvoorde fait merveille jusque dans la sobriété et son duo avec Virginie Efira fonctionne plutôt bien. Leur présence permet de faire d’Une famille à louer une petite comédie sympathique pas tout à fait anonyme.

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