Affiche du film Giallo
Un serial killer, amateur de jolies femmes, s’en prend à un jeune top model.
Linda, la sœur du mannequin, s’associe à un étrange inspecteur pour la retrouver.
Clin d’œil à un genre dont il fut autrefois l’un des maîtres, Dario Argento a créé un film monstrueusement con.
Son Giallo (jaune en italien) n’a en effet plus grand-chose à voir avec ses polars horrifiques teintés d’érotisme des années 70, mais fait référence à la couleur de peau de son assassin. Un tueur en série demeuré et ridicule (qui se paluche devant les photos de ses victimes défigurées tout en se gavant de crème chantilly) sosie, bandeau compris, de Sylvester Stallone période Rambo.
Le reste est à l’avenant.
Un scénario tiré par les cheveux filmé comme un mauvais téléfilm où l’unique scène d’action se résume à une course poursuite poussive dans l’escalier d’un hôpital qui se termine par la chute grotesque du policier contre un chariot de ménage.
Côté gore, Dario Argento se lâche à peine. Et quand il le fait, il vaudrait mieux que cela reste hors-champ tellement l’effet est pitoyable : à l’image de cette tête enfoncée au marteau ou de ce doigt coupé avec un sécateur.
Pitoyable. C’est le terme qui vient également à l’esprit devant la prestation des comédiens.
Emmanuelle Seigner et Elsa Pataky, plus connues pour leur plastique que pour leur talent d’actrices, n’ont certes pas à forcer un talent qu’elles n’ont pas. Mais voir Adrien Brody également contaminé par la nullité ambiante laisse songeur.
Giallo risque fort de rester comme une tâche sanglante et indélébile dans sa filmographie.
Bref, on est en droit d’attendre autre chose, que ce retour faisandé directement sorti en DVD en France, du réalisateur de Suspiria qui semble avoir perdu le respect de son travail et de sa filmographie depuis Le syndrome de Stendhal.
Giallo prouve au moins une chose, c’est que le ridicule ne tue pas.
La preuve, Dario Argento continue de tourner…

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