Affiche du film Octopussy
Le général soviétique Orlov prépare secrètement une vaste campagne militaire vers l’Europe de l’ouest contre l’avis du Kremlin. Pour financer son projet, il tente d’écouler nombre de joyaux russes avec l’aide d’un dangereux prince indien et d’une aventurière surnommée Octopussy.
James Bond parviendra-t-il à échapper à leurs tentacules et à empêcher une troisième guerre mondiale ?

13ème aventure de James Bond et sixième permis de tuer pour Roger Moore.

Devant faire face au retour de Sean Connery dans le rôle de Bond avec Jamais plus jamais et à l’essoufflement de plus en plus visible de Roger Moore, les producteurs de ce nouvel opus ont décidé de miser sur l’humour et le second degré. Un choix discutable qui parvient toutefois à faire mouche à quelques reprises. John Glen réalise sans conviction cette nouvelle aventure de Bond, sans doute gagné par la torpeur que dégage son comédien principal et par l’ennui qui émane de cette aventure molle du poulpe.

C’est Bond !

– Le titre à double sens.
– Le plein du jet monoplace dans une station-service.
– Bond s’échappe du derrière d’un cheval en jet monoplace, se déguise en gorille dans un wagon surveillé par deux redoutables tueurs et fait le gugusse dans un cirque.
– Le plaisir de revoir Louis Jourdan dans le rôle de Kamal Khan, le méchant prince indien.
– Une spectaculaire course poursuite en pousse-pousse.
– Le yoyo scie circulaire d’un des méchants.
– Les scènes d’action ferroviaires en Allemagne.
– La glissade de Bond sur une rampe d’escalier.
– La beauté des paysages de l’Inde.

C’est pas Bond !

– Le pré-générique qui ne vole pas plus haut que le pet d’un cheval.
– La chanson du générique : All time high, interprétée par Rita Coolidge, est un peu datée.
– La musique de John Barry qui tourne à la mélodie routinière.
– Le ridicule cri de Tarzan lancé par James Bond se déplaçant de liane en liane.
– Roger Moore de plus en plus poussif qui enchaîne toutes ses cascades en studio devant un écran.
– Les doublures de Roger Moore de plus en plus visibles lors des cascades en plein air.
– Maud Adams assez peu crédible en chef amazone qui se fait facilement forcer la main et le reste par Bond.
– Le sous-marin crocodile.
– Le bras d’honneur de Bond à une bande de jeunes qui ne veulent pas le prendre en stop.
– Le rythme indolent entre deux scènes d’action.
– L’assaut du palais de Kamal Khan qui ressemble à une improbable prestation de gymnastes féminines.
– Des fins à n’en plus finir.
– Le final aérien bâclé qui s’écrase lamentablement sur une piste débouchant sur un précipice.
– Un hommage un peu grossier à la dernière scène sur le mont Rushmore dans La mort aux trousses.
– Incroyable, toutes les James Bond girls s’en sortent.

Permis de tuer

Laissé au bénéfice du doute à Octopussy qui, plutôt que de nous livrer une intrigue sombre et tentaculaire comme à la bonne vieille époque du Spectre, préfère amuser la galerie au risque de faire définitivement sombrer la franchise 007 dans le ridicule.