Affiche du film Du sang et des larmes
Afghanistan, juin 2005.
Quatre soldats américains sont envoyés en mission pour repérer et éliminer un chef taliban responsable de la mort de plusieurs des leurs. Mais, jouant de malchance, le petit commando se fait surprendre et se retrouve rapidement encerclé par une petite armée…
Curieux film de guerre.
Après un début faisant craindre une nouvelle apologie de l’Amérique et de son armée, le réalisateur de Battleship choisit de porter son attention sur un petit groupe d’hommes et de nous conter leur histoire : celle d’une suite de choix malencontreux et d’un destin contraire qui aboutissent à un fiasco.
Filmé comme un huis-clos en pleine montagne, la caméra du cinéaste ne quitte pas ses quatre personnages, les suivant au plus près dans leurs préparatifs, leur périple puis au cœur des combats extrêmement rudes qu’ils livrent.
La mise en scène immersive de Peter Berg ne nous épargne rien de cette violence âpre et terrifiante. Des balles qui transpercent et mutilent les chairs aux chutes répétées dans les rochers qui brisent les corps et le moral.
Des souffrances qui ne parviennent pas à entamer le lien et la cohésion de ces frères d’armes. Car plus que de patriotisme, c’est d’amitié et de sacrifice dont il est ici question. Des thèmes portés avec convictions par les quatre acteurs principaux : Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch et l’excellent Ben Foster.
Dommage que Du Sang et des larmes ne soit, au final, qu’une série B efficace se contentant du spectacle virtuose de ses affrontements sans chercher à en éviter le manichéisme, ni tenter d’aborder le devenir de ces soldats traumatisés.

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