Affiche du film L'amour est un crime parfait
Dans un établissement high-tech entouré de montagnes, un universitaire blême au regard hagard et aux cheveux graisseux dispense ses cours de littérature auprès d’élèves midinettes fascinées par ses pulls en mohair, ses velours côtelés et sa longue cigarette électronique.
Pas net, le distingué professeur qui parle beaucoup, à coups de citations sentencieuses, se tape :
– ses jolies élèves,
– un futur cadavre,
– un jeune flic à la barbe de trois jours,
– une migraine,
– de longues ballades dans la montagne,
– la mère d’une de ses élèves,
– sa sœur,
– l’amant de sa sœur qui est aussi son supérieur
– un saignement de nez,
– un motard de la gendarmerie,
– une sauterie universitaire entre vodka, caviar et morue,
– la fille nymphomane d’un truand local.
Il en profite pour nous taper sur le système par la même occasion.
Il faut le voir depuis son chalet rustique, dont les fauteuils en cuirs crissent quand on s’assoit dessus, disserter avec sa sœur sur la beauté de la montagne en hiver, leurs problèmes de cigarettes et l’épilation intégrale chez les dames tandis que l’intrigue policière est, lentement mais sûrement, remisée au fond d’un gouffre… d’ennui.
Plusieurs conclusions s’imposent devant tant d’inepties :
– Mathieu Amalric et Karin Viard devraient arrêter de tourner dans les films des copains avant d’avoir lu le scénario.
– Maïwenn devrait arrêter la comédie et se lancer dans la chanson tant elle ressemble à Joe Dassin.
– Sara Forestier devrait arrêter de tomber la culotte dans chacun de ses films.
– Les frères Larrieu devraient arrêter la réalisation de tout polar, même pour rire.
– Le cinéma français devrait arrêter de produire de telles âneries « bobo auteurisantes ».
Pour paraphraser le titre, un film est un scénario parfait.
Ce qui est loin ici d’être le cas.

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